Pour les données supra-communales, ce qui nous intéressera c'est surtout être informé des mises à jour, et disposer de l'exhaustivité, on est déjà bien avancé mais des infos manquent encore (surtout pour terminer les cantons très mal décrits géographiquement, ou seulement par des textes légaux qu'il faut interpréter à la loupe pour savoir de quoi ils parlent).<div>

<br></div><div>En revanche c'est une sacré bonne nouvelle pour les IRIS : en fin une base pour cartographier le niveau 11 (comme en Allemagne ou aux Pays-Bas) le niveau 9 restant pour les arrondissements communaux, le niveau 10 pour les "grands quartiers" officiellement gérés sous des dénominations diverses dans certaines communes).</div>

<div><br></div><div>Ce niveau 11 des IRIS sera alors pertinent pour les regrouper en "zones de'services" (c'est-à-dire découpage des EPCI, tels que les "pôles de proximité" de l'agglomération de Nantes).</div>

<div><br></div><div>C'est le niveau le plus pertinent pour la planification des services et mesure des besoins de toutes les collectivités grace à son échelle raisonnable de population suffisante.</div><div><br></div>

<div>Pour les communes peu peuplées, non découpées en IRIS, la commune entière est une zone suffisante de découpage de l'EPCI, les statistiques de l'Insee par commune suffisent et protègent encore "à priori" le secret statistique, notamment en matière de secret commercial ou des patrimoines privés : l'Insee cependant est amené à ne pas publier un détail commune par commune si c'est trop facilement identifiable — L'Insee codifie alors dans son découpage un regroupement résiduel "autres communes" (voire pourquoi pas "autres IRIS") afin de préserver le secret statistique qui lui est imposé par la loi dans ses publications (notamment pour certaines données statistiques issues du recensement de population ou des données de collecte fiscale, ou pour le détail de certaines activités économiques un peu trop précises sur une petite zone, qu'on ne pourra alors pas croiser avec le détail par zone géographique précise publié lui sur une activité économique plus large ou résiduelle comme "autres actitivés"). —</div>

<div><br></div><div>Certaines données publiées par l'Insee seront donc détaillées géographiquement dans une zone, d'autres données non sur cette zone (et souvent ce n'est pas du tout par manque d'informations, mais à cause du secret statistique, ou sinon parce que le jeu de données sources est insuffisant sur cette zone pour être aussi précis et significatif, dans le cas où ces données sources ne sont partout qu'un échantillon et pas un jeu exhaustif).</div>

<div><br></div><div>----</div><div><br></div><div>Noter que maintenant le recensement "général" de population vient lui aussi d'un échantillonnage — Tant pis si certains documents semblent dire le contraire, c'est totalement faux (ou juste un vœux pieux).</div>

<div><br></div><div>C'est bien pour ça que l'Insee finalement a arrêté de distinguer les deux types de population comptées à part. Cela n'avait aucun sens (et ça n'en a toujours pas beaucoup avec la définition actuelle de la "population communale", qui n'est qu'une donnée légale, publiée en fait l'année suivante après correction des évolutions statistiques pour aligner les dates d'estimation en début de chaque année).<br>

</div><div><br></div><div>En principe on devrait être tous recensés au moins une fois tous les 5 ou 10 ans si on est majeur, et on est obligé d'y répondre... à condition d'être sélectionné.</div><div><br></div><div>

Même encore lors le dernier recensement "général" qui a eu lieu dans ma commune et qui était sensé être "complet" (et pas une estimation annuelle), visiblement les agents recenseurs arrêtent leurs visites dès qu'ils ont atteint un certain seuil minimum de réponses (le seuil étant basé sur les estimations précédentes et sur le croisement de certaines autres fichiers, notamment fiscaux ou sociaux), et il doit être très loin des 100% (à mon avis l'Insee se suffit autour des 10% ou 20% notamment dans les agglomérations assez denses, sauf si la commune lui demande d'aller plus loin et participe au financement de l'enquête; et là je ne parle même pas du taux de réponses, mais bien du nombre de foyers à qui ils ont adressé leur formulaire).</div>

<div><br></div><div></div><div>Mais combien d'entre-vous ont été recensés quelque part ? Pour moi, JAMAIS de ma vie en plus de 40 ans (même pas quand je vivais dans ma famille qui n'a jamais été interrogée non plus depuis la fin des années 1970, et encore c'était quand elle habitait une commune rurale, et non une ville importante, et à cette époque j'étais mineur). Mais cela fait tout de même plus de 30 ans que je suis majeur et vis dans mon propre foyer, jamais enquêté.</div>

<div><br></div><div>Mais j'ai l'habitude aussi d'être oublié par le fisc presque tous les ans — sauf pour les impôts locaux ou pour recevoir une contravention suite à un flash automatique, alors que la préfecture n'a pas cette info dans le fichier des permis de conduire ou cartes grises, puisque jamais on nous demande de le mettre à jour — et de faire sans arrêt corriger mon adresse toujours fausse dans les fichiers fiscaux nationaux, même lorsque je le signale, ou de réclamer une carte d'électeur à une mairie qui m'a oublié lors de certaines élections passées alors que je suis bien taxé localement, ou qui m'a sorti de ses listes en croyant à des doublons d'inscription sans même me prévenir pour justifier de mon adresse ou qui a reçu un courrier retourné à l'expéditeur à cause des erreurs répétées du fichier fiscal, ou avoir des difficultés à renouveler une carte d'identité à cause de la nationalité néerlandaise d'un de mes grands-pères. </div>

<div><br></div><div>J'ai bien l'impression que l'Insee ne va enquêter pour le recensement "général" qu'aux seules adresses du fichier fiscal national (même s'il est bogué), et ne fait pas réellement un porte à porte pour aller voir où sont les boîtes aux lettres, et qu'elle n'utilise pas non plus le fichier d'adresses de la Poste, ou de l'annuaire universel, de la redevance télévision, ou de la Sécu (pour détecter des adresses oubliées à aller recompter sur place), et qu'elle établit ensuite des seuils d'enquêtes à réaliser juste "suffisants" selon les critères statistiques, avec un tirage au sort secteur par secteur (soit l'IRIS, soit la commune si c'est une commune peu peuplée, en ignorant une bonne partie des résidents disséminés loin de l'agglomération principale), et que les agents recenseurs vont d'abord enquêter aux endroits les plus faciles où ils ont assez peu à se déplacer et qu'ils ne font pas eux-même l'effort de regarder autour s'il manque quelque chose sur leur liste d'adresses à visiter. — Peu importe si un immeuble ou une rue a bien 15 adresses, si leur liste n'en mentionne que 10, ils ne feront que ces 10 là et ne signaleront rien d'autre, même si on leur a demandé de le faire pour permettre de corriger les données obtenues, ou pour permettre de rechercher les adresses manquantes par croisement des sources pour ensuite compléter les listes d'adresses à visiter plus tard (pour les confirmer).</div>

<div><br></div>