[Talk-sn] Cartographie des inondations

Lien Rag lienrag at hotmail.com
Sam 29 Déc 03:39:23 GMT 2012


Finalement est-ce que la cartographie des inondations n'aurait pas mieux 
sa place sur une couche dédiée, comme le projet Nanu Yegglé (si 
j'orthographie bien) à Grand-Dakar, plutôt que sur la carte principale 
d'OSM qu'elle risque de surcharger inutilement?

Le 11/09/2012 10:43, Lien Rag a écrit :
> Bonjour à tous.
> Suite à la journée consacrée à un exemple de cartographie des 
> inondations, il apparaît qu'il faut créer des étiquettes (tags) 
> spécifiques.
>
> Apparemment, il n'existe pas dans le modèle standard de tag pour les 
> eaux stagnantes, or c'est un des éléments essentiels à relever...
>
> Concernant les dégâts provoqués par les eaux, je ne suis pas certain 
> que les tags disponibles couvrent correctement les différents cas 
> rencontrés ici.
>
> Il me semble également important de cartographier les conduites de la 
> Sonees (ou autres s'il existe encore des puisards privés) qui 
> refoulent des eaux usées en cas d'inondation, que ce soit au moment 
> des pluies ou après. Il faut donc définir le tag à créer pour cela.
>
> A la réflexion, je ne suis pas convaincu par l'argument de Nicolas que 
> repérer les bassins versants est hors de notre portée et doit être 
> laissé aux projets officiels.
> Certes, je comprends le souci de qualité du géographe tout comme 
> l'intérêt de ne pas réinventer l'eau tiède.
> Et il est clair qu'un vrai modèle numérique de terrain permettant de 
> calculer les écoulements nécessite des moyens que nous n'avons pas.
>
> Mais là où la pente est visible à l'oeil nu la relever 
> systématiquement permet une estimation grossière du sens des 
> écoulements - estimation qui ne demande qu'à être observée lors des 
> pluies suivantes afin de confirmer ou corriger les observations.
> Cette information apparaît évidente au niveau du pâté de maison 
> concerné, et est connue à cette échelle par les habitants qui voient 
> l'eau couler devant eux.
> Cependant cette information peut être très utile à l'échelle de 
> l'association de quartier ou équivalent, qui ne maîtrise pas 
> spontanément les dynamiques hydriques sur tout le territoire concerné.
>
> Or le dynamisme, au moins  passé, de la société civile sénégalaise 
> devrait inciter à mobiliser l'ensemble des acteurs susceptibles de 
> contribuer à la solution collective plutôt que de ne proposer nos 
> services qu'aux organismes gouvernementaux.
> On remarquera d'ailleurs que les services gouvernementaux en question 
> n'ont pas bougé le petit doigt lors des inondations du 14 août et 
> n'ont vraiment réagis qu'après que les jeunes aient brûlés des pneus 
> et bloqués l'autoroute lors de la deuxième vague d'inondations...
> Il serait probablement assez irresponsable d'inciter les jeunes à 
> brûler des pneus à la prochaine inondation, par contre il est 
> probablement positif pour la démocratie citoyenne de les inciter à 
> interpeller pacifiquement et collectivement les pouvoirs publics sur 
> une base géographique claire ("Pourquoi telle conduite de la Sonees 
> refoule-t'elle les eaux usées?" "Qui va indemniser les dégâts causés 
> par l'incurie des services d'assainissement dans tel périmètre?" 
> "Qu'est-ce qui est prévu pour évacuer les eaux qui vont se concentrer 
> à tel endroit?" "Quel dispositif préventif est mis en place à tel 
> niveau de tel bassin versant?" etc.).
>
> Un tel travail d'analyse géographique tant des conséquences des 
> intempéries que des infrastructures (actuelles et en construction) 
> permettrait également de sortir de la dichotomie stérile "c'est la 
> faute de la pluie  / c'est la faute du gouvernement qui ne fait rien" 
> pour porter à la place un vrai débat sur la nature des investissements 
> à réaliser, les acteurs qui doivent s'en charger et la répartition de 
> la charge financière que représentent ces investissements 
> (habitants/mairie/Sonees/Etat/Bailleurs/...).
>
> Cela implique, pour commencer modestement, de déja définir (et 
> probablement créer) le tag à utiliser pour les talwegs (lignes de plus 
> forte pente et donc d'écoulement des eaux) et celui à utiliser pour 
> les obstacles naturels et artificiels (barrages et murs) mis à cet 
> écoulement...
>
> Pour des données spatiales à composante temporelle comme celles-ci, il 
> faudrait aussi prévoir la mise à jour des données:comment renseigner 
> la prochaine inondation par rapport à ce qui est déja cartographié? 
> Elle ne reprendra certainement pas exactement les mêmes niveaux d'eau, 
> et pourtant certains fondamentaux seront inchangés: talwegs justement, 
> localisation des mares principales, canalisations d'assainissement...
>
> Par ailleurs un problème technique mineur n'est toujours pas résolu, 
> celui de savoir comment rentrer dans JOSM un point dont nous avons les 
> coordonnées GPS uniquement.
>
> Un autre problème technique est encore plus mineur puisqu'il ne 
> concerne pas forcément d'autres que moi, mais après avoir réussi à 
> installer JOSM sur ma machine (sous Linux Mint, après un premier échec 
> où apt-get me disait qu'un certain nombre de paquets n'ont pas été 
> vérifiés) j'ai pu télécharger l'ensemble de ce qui a été répertorié 
> sur OSM en matière de cartographie de Dakar, mais par contre 
> impossible d'accéder à l'imagerie satellitaire fournie par Bing...
>
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